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Il n’y a pas que les chèques qui comptent

Expulsée de France, Xenia Fedorova devait revenir sur CNews en visio. Laurent Nuñez vient de prévenir l’Arcom que même gratuite, une intervention pourrait violer le gel de ses avoirs. En cause, la valeur d’un créneau d’antenne.

À quelques jours d’intervalle, RTL et ARTE ont présenté leur rentrée. Une grande généraliste privée et une chaîne publique franco-allemande, tout semble les opposer. Sauf l’Allemagne, quelques journalistes qui passent d’une maison à l’autre et une même obsession, rester indispensable. Petit inventaire d’un cousinage improbable.

la presse ne meurt pas, elle change de compteur

Les derniers chiffres de l’ACPM donnent l’impression d’une embellie pour les quotidiens nationaux. Mais derrière les pourcentages, c’est la définition même du mot diffusion qui a changé. Décryptage d’un compteur devenu beaucoup moins lisible qu’il n’y paraît.

Cyril Hanouna devait bousculer W9 et reprendre sa place de patron de l’access. Mardi, Yann Barthès lui a repris plus de 400 000 téléspectateurs. Rien de définitif, mais au moment où M6 réfléchit déjà à lui ouvrir davantage sa grille, le rappel tombe plutôt mal.

Présenté comme un film, le retour de Dix pour cent arrive le 10 septembre sur Netflix sans passer par les salles françaises.

Derrière ce choix se cachent une bataille entre plateformes et télévision, la chronologie des médias et une vieille question que Cédric Klapisch posait déjà en 2015 : où s’arrête la télévision et où commence le cinéma ?

Le DAB+ permet de devenir national beaucoup plus vite qu’en FM. Mais il faut payer les émetteurs avant d’avoir les auditeurs, puis espérer que les annonceurs suivent. AirZen, Crooner, Skyrock Klassiks ou Pitchoun montrent tous, à leur manière, que le plus difficile n’est peut-être plus d’obtenir une couverture nationale, mais de trouver le modèle économique capable de la financer durablement.

Radio Nova a trouvé avec La Dernière une émission forte, populaire et parfaitement identifiable.

Mais en traitant Paul Gasnier de « porte-parole de l’État colonial israélien » sans répondre à son analyse sur le cyberharcèlement de Gisèle Journo, Pierre-Emmanuel Barré ne fait plus seulement de la satire.

Il instruit un procès politique où le contradicteur devient un complice.