TikTok inquiète par ses algorithmes et son pouvoir d’attraction sur les plus jeunes. Mais avant d’attendre que Bruxelles, Apple, Google…
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Substack, Amazon, Patreon, plateformes personnelles, autoédition… Les créateurs disposent aujourd’hui de beaucoup plus de moyens pour se passer des intermédiaires traditionnels.
Mais récupérer une plus grande part des revenus signifie aussi récupérer une grande partie du travail autrefois assuré par l’éditeur, la maison de disques ou le sponsor.
Et surtout, avoir un public ne suffit pas.
Encore faut-il réussir à le convaincre de payer.
Quitter X, ne pas acheter de Tesla, ignorer Starlink : en théorie, rien de plus simple.
En pratique, c’est plus compliqué.
À force de développer des réseaux devenus très utiles dans l’information, la recharge électrique, les télécommunications et l’espace, Elon Musk a transformé ses entreprises en infrastructures dont il devient parfois difficile de se passer.
Pendant quarante ans, les médias se sont demandé comment parler de l’extrême droite sans contribuer à sa progression.
Mais à l’heure de TikTok, YouTube, X ou Facebook, la vraie question est peut-être ailleurs : le pouvoir de rendre visibles les idées politiques n’est-il pas en train de passer des rédactions aux algorithmes ?
À force de vouloir éviter, censurer ou marginaliser certaines informations, on finit parfois par leur offrir une publicité inespérée. De la photo anodine devenue virale à la chronique de Charles Sapin transformée en affaire nationale, l’effet Streisand rappelle une règle simple : il suffit parfois de vouloir étouffer un sujet pour lui donner de l’air.
Radio Nova a trouvé avec La Dernière une émission forte, populaire et parfaitement identifiable.
Mais en traitant Paul Gasnier de « porte-parole de l’État colonial israélien » sans répondre à son analyse sur le cyberharcèlement de Gisèle Journo, Pierre-Emmanuel Barré ne fait plus seulement de la satire.
Il instruit un procès politique où le contradicteur devient un complice.
Une vidéo de 1 minute 32, plus de 650 000 vues, et une durée moyenne de visionnage de 30 secondes. Assez pour se faire une opinion, pas pour entendre la fin de la démonstration. Réflexion sur une époque qui commente d’abord et écoute ensuite, et sur ce qu’elle change pour ceux dont le métier consiste à expliquer.
Le 26 août, le Metropolitan Opera Orchestra et Yannick Nézet-Séguin jouent Strauss aux BBC Proms. Six jours plus tard, le même orchestre, le même chef, la même soliste et le même programme ouvrent les Prem’s à la Philharmonie de Paris.
Pour sa rentrée, Quotidien accuse Léna Situations d’avoir abandonné son amie Gisèle Journo, ciblée après un appel au boycott de…
SatMag reprend pour une nouvelle saison. Chaque jour, quelques minutes pour décrypter les médias, de la télévision à la radio, des plateformes aux réseaux sociaux, en croisant les sources, en prenant du recul et en essayant de comprendre ce que leurs évolutions disent de notre époque.