Si vous regardez un programme sur TF1+, mais aussi sur les plateformes des autres chaînes de télévision, y compris france.tv, vous avez peut-être déjà fait cette expérience, la publicité y est souvent beaucoup plus présente qu’on ne l’imagine en quittant la TNT.
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la presse ne meurt pas, elle change de compteur
Les derniers chiffres de l’ACPM donnent l’impression d’une embellie pour les quotidiens nationaux. Mais derrière les pourcentages, c’est la définition même du mot diffusion qui a changé. Décryptage d’un compteur devenu beaucoup moins lisible qu’il n’y paraît.
Le DAB+ permet de devenir national beaucoup plus vite qu’en FM. Mais il faut payer les émetteurs avant d’avoir les auditeurs, puis espérer que les annonceurs suivent. AirZen, Crooner, Skyrock Klassiks ou Pitchoun montrent tous, à leur manière, que le plus difficile n’est peut-être plus d’obtenir une couverture nationale, mais de trouver le modèle économique capable de la financer durablement.
Le Parisien a perdu 71,3 millions d’euros en 2025 et Les Échos restent déficitaires malgré la progression de leurs abonnements numériques.
LVMH peut encore financer ces pertes, mais ses deux principaux quotidiens ne parviennent plus, pris isolément, à équilibrer leur activité éditoriale.
Trois journaux indépendants, trois modèles économiques très différents. Les comptes du Canard enchaîné, de Charlie Hebdo et de Mediapart montrent que l’indépendance éditoriale ne garantit pas la rentabilité. Les deux hebdomadaires papier perdent désormais de l’argent sur leur activité courante.
Leur patrimoine financier leur permet encore d’absorber le choc.
Mediapart, au contraire, tire directement ses bénéfices de ses abonnements.
Le Parisien a perdu 71,3 millions d’euros en 2025 malgré les économies engagées.
Le numérique reste loin des objectifs, tandis que le recul du local fragilise ce qui faisait la singularité du titre.