Après les enquêtes du Monde sur Bernard Arnault, LVMH aurait réduit ses publicités. Quand la liberté de la presse se paie au prix fort.
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Trois numéros et puis s’en va. Le magazine de Cyril Hanouna disparaît déjà des kiosques. La popularité à la télévision ne suffit décidément pas à vendre du papier.
On dit souvent que le marché publicitaire de la presse est en crise. Visiblement pas pour tout le monde. Voilà des journaux qui font de la publicité sans le savoir, sans le vouloir et sans être payés. Ce sont même eux qui paient.
Le Parisien a perdu 71,3 millions d’euros en 2025 et Les Échos restent déficitaires malgré la progression de leurs abonnements numériques.
LVMH peut encore financer ces pertes, mais ses deux principaux quotidiens ne parviennent plus, pris isolément, à équilibrer leur activité éditoriale.
Je n’ai jamais autant lu la presse, mais je ne vais presque plus chez le marchand de journaux. Ce paradoxe résume la révolution en cours : les lecteurs n’ont pas disparu, ils ont migré vers le numérique, laissant derrière eux un réseau de vente qui s’effondre et un modèle économique de plus en plus fragile.