Close Menu
  • Radio
  • TV
  • Presse
  • Streaming & Cinéma
  • Com & Pub
  • IA
  • Audiences
  • SatMag les chroniques
  • A Propos
  • Contact
Facebook X (Twitter) Instagram
SatMag
  • Radio
  • TV
  • Presse
  • Streaming & Cinéma
  • Com & Pub
  • IA
  • Audiences
  • SatMag les chroniques
  • A Propos
  • Contact
Facebook X (Twitter) Instagram
SatMag
You are at:Home»Radio»Sur Radio Nova, le tribunal des humoristes a rouvert
Radio

Sur Radio Nova, le tribunal des humoristes a rouvert

Serge SurpinBy Serge Surpinseptembre 8, 2026Aucun commentaire5 Mins Read
Facebook Twitter LinkedIn Tumblr Email Bluesky Threads
Share
Facebook Twitter WhatsApp Email Bluesky LinkedIn Threads

Radio Nova a trouvé avec La Dernière une émission forte, populaire et parfaitement identifiable.

Mais en traitant Paul Gasnier de « porte-parole de l’État colonial israélien » sans répondre à son analyse sur le cyberharcèlement de Gisèle Journo, Pierre-Emmanuel Barré ne fait plus seulement de la satire.

Il instruit un procès politique où le contradicteur devient un complice.

Pierre-Emmanuel Barré ne répond pas à Paul Gasnier.

Il le transforme en complice de ce qu’il dénonce.

Radio Nova a trouvé avec La Dernière une émission puissante et très identifiable.

Elle y a aussi installé un tribunal politique où le désaccord se règle désormais par l’excommunication.

Le dimanche 6 septembre, Pierre-Emmanuel Barré faisait sa rentrée dans La Dernière, l’émission de Guillaume Meurice sur Radio Nova.

Sa première cible fut Quotidien, qualifiée d’émission de « gros bourgeois blancs hors sol », présentée par une « petite fouine grisonnante qui croit tout savoir ».

Yann Barthès appréciera la finesse.

Paul Gasnier eut droit au traitement complet.

Il devint successivement « journaliste, écrivain, chroniqueur, paillasson et porte-parole de l’État colonial israélien ».

Puis Barré prononça son verdict.

À Gaza, « génocide ».

En Cisjordanie, « nettoyage ethnique ».

En Israël, « régime d’apartheid suprémaciste ».

Ces qualifications peuvent être défendues, documentées et discutées.

Mais elles ne répondent pas au sujet abordé par Paul Gasnier.

Dans Quotidien, celui-ci était revenu sur l’affaire Gisèle Journo, ancienne proche de Léna Situations, devenue la cible de cyberharcèlement et de menaces de mort après avoir relayé des contenus liés à Israël.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour cyberharcèlement et menaces de mort, notamment en raison de la religion ou de l’appartenance ethnique supposée de la victime.

Paul Gasnier avançait une interprétation.

Selon lui, cette affaire racontait la fragilité des amitiés dans l’univers des influenceurs, où la réputation et le nombre d’abonnés représentent une valeur économique.

Une personnalité numérique peut craindre qu’une relation devenue controversée provoque un « bad buzz » et lui fasse perdre une partie de son public.

Le motif exact de la rupture entre Gisèle Journo et Léna Situations n’est cependant pas établi.

On peut donc contester l’hypothèse de Gasnier, lui demander ses preuves ou lui reprocher ses généralisations sur l’antisionisme.

Pierre-Emmanuel Barré ne fait rien de tout cela.

Il ne le réfute pas, il le disqualifie.

Gasnier parle de cyberharcèlement, d’antisémitisme et de lâcheté sur les réseaux sociaux.

Barré lui répond qu’Israël commet un génocide et qu’il serait temps qu’il se regarde dans une glace avant d’y mettre « un gros coup de boule ».

Le déplacement est spectaculaire.

On peut pourtant condamner les souffrances infligées aux Palestiniens sans accepter qu’une femme soit menacée en raison de publications liées à Israël.

On peut combattre la politique du gouvernement israélien sans considérer chaque personne dénonçant l’antisémitisme comme un auxiliaire de Benyamin Netanyahou.

On peut même penser deux choses en même temps.

Sur certaines antennes militantes, cela devient presque suspect.

Cette séquence révèle surtout la stratégie éditoriale de Radio Nova.

Après le licenciement de Guillaume Meurice par France Inter en 2024, la station a récupéré plusieurs visages du Grand Dimanche soir et leur a offert une liberté considérable.

Aymeric Lompret et Juliette Arnaud ont rejoint Meurice dans cette nouvelle aventure.

Pierre-Emmanuel Barré avait, lui, quitté France Inter dès 2017 après la non-diffusion d’une chronique consacrée à son refus de voter Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.

La Dernière a donné à Nova une émission forte, un succès en podcast et une identité politique immédiatement reconnaissable.

C’est un excellent coup de programmation.

Mais une identité forte peut aussi devenir un enfermement.

À force de parler devant un public acquis, les chroniqueurs ne cherchent plus toujours à convaincre.

Ils distribuent les bons et les mauvais points, désignent les traîtres et décident qui appartient encore au camp acceptable.

La cible choisie est d’ailleurs révélatrice.

Quotidien n’est ni CNews ni Valeurs actuelles.

Yann Barthès et Paul Gasnier combattent régulièrement le Rassemblement national.

Mais ils ne reprennent pas nécessairement toutes les analyses de la gauche radicale, notamment sur Israël, l’antisionisme et l’antisémitisme.

Cela suffit apparemment pour les faire basculer du côté des suspects.

Radio Nova est une station privée et reste parfaitement libre de diffuser une émission partisane.

Le pluralisme n’oblige pas chaque humoriste à inviter un contradicteur après chaque plaisanterie.

Mais la liberté éditoriale n’efface ni la responsabilité des mots ni la différence entre une satire et une accusation personnelle.

Traiter un journaliste de porte-parole d’un État accusé de génocide ne constitue pas une démonstration.

C’est une manière de le rendre moralement infréquentable sans avoir à discuter ce qu’il a réellement dit.

La satire est normalement faite pour secouer les pouvoirs, déranger les certitudes et révéler les contradictions.

À La Dernière, elle sert parfois à protéger les certitudes du public et à punir ceux qui s’en écartent.

Le rire est toujours là.

Le doute, beaucoup moins.

antisémitisme cyberharcèlement france inter Gaza Gisèle Journo Guillaume Meurice humour Israël La Dernière Léna Situations liberté d’expression médias Paul Gasnier Pierre-Emmanuel Barré pluralisme Quotidien radio nova réseaux sociaux satire Yann Barthès
Serge Surpin
  • Website

Related Posts

Taxer les ondes ? L’Italie l’a fait mais la France n’est pas allée jusque-là

By Serge Surpinseptembre 22, 2026

90 ans plus tard, les radios découvrent enfin l’autoradio

By Serge Surpinseptembre 22, 2026

Google et le RGPD : la sanction express en huit ans

By Serge Surpinseptembre 22, 2026

Fusion Paramount Warner : Les promesses n’engagent que ceux qui les croient

By Serge Surpinseptembre 22, 2026
Add A Comment
Leave A Reply Cancel Reply

Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

Ne pas rater
Radio

Taxer les ondes ? L’Italie l’a fait mais la France n’est pas allée jusque-là

By Serge Surpinseptembre 22, 2026

En Italie, les radios locales réclament cinq années supplémentaires d’exonération pour ne pas payer l’utilisation des fréquences DAB+. Un système loin d’être unique : plusieurs pays font payer l’accès au spectre, parfois aussi pour la télévision. En France, les fréquences sont rares et attribuées par l’Arcom, mais leur usage n’est pas directement facturé.

90 ans plus tard, les radios découvrent enfin l’autoradio

septembre 22, 2026

Google et le RGPD : la sanction express en huit ans

septembre 22, 2026

Fusion Paramount Warner : Les promesses n’engagent que ceux qui les croient

septembre 22, 2026
Stay In Touch
  • Facebook
  • Twitter
  • Pinterest
  • Instagram
  • YouTube
  • Vimeo
Our Picks
Radio

Taxer les ondes ? L’Italie l’a fait mais la France n’est pas allée jusque-là

By Serge Surpinseptembre 22, 2026
Radio

90 ans plus tard, les radios découvrent enfin l’autoradio

By Serge Surpinseptembre 22, 2026
Régulation

Google et le RGPD : la sanction express en huit ans

By Serge Surpinseptembre 22, 2026

Revevez gratuitement la newsletter SatMag

Chaque semaine recevez une sélection d'informations

Ne pas rater
Radio

Taxer les ondes ? L’Italie l’a fait mais la France n’est pas allée jusque-là

By Serge Surpinseptembre 22, 2026

En Italie, les radios locales réclament cinq années supplémentaires d’exonération pour ne pas payer l’utilisation des fréquences DAB+. Un système loin d’être unique : plusieurs pays font payer l’accès au spectre, parfois aussi pour la télévision. En France, les fréquences sont rares et attribuées par l’Arcom, mais leur usage n’est pas directement facturé.

90 ans plus tard, les radios découvrent enfin l’autoradio

septembre 22, 2026

Google et le RGPD : la sanction express en huit ans

septembre 22, 2026

Fusion Paramount Warner : Les promesses n’engagent que ceux qui les croient

septembre 22, 2026
Demo
A propos de SatMag
A propos de SatMag

SatMag – L'actu de la communication
SatMag propose chaque jour des analyses, des décryptages et des informations sur la télévision, la radio, la presse, le streaming, la publicité et les médias numériques. Les articles et chroniques de Serge Surpin apportent un regard indépendant sur l'actualité des médias.

Contact : serge@surpin.com

Facebook X (Twitter) Bluesky LinkedIn
Les articles les plus lus

Taxer les ondes ? L’Italie l’a fait mais la France n’est pas allée jusque-là

septembre 22, 2026

90 ans plus tard, les radios découvrent enfin l’autoradio

septembre 22, 2026

Google et le RGPD : la sanction express en huit ans

septembre 22, 2026
Lettre d'information

Abonnez vous

Recevez les dernières infos

Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest TikTok
  • Accueil
  • Politique de confidentialité
  • Mentions légales
© 2026 SatMag Serge Surpin. Tous droits réservés.

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.