Google vient d’écoper de 403 millions d’euros d’amende pour son traitement des données de géolocalisation de ses utilisateurs européens.
La sanction a été prononcée par l’autorité irlandaise de protection des données, qui agit comme chef de file pour Google dans l’Union européenne au titre du RGPD.
Le dossier porte principalement sur des pratiques datant de 2018 à 2020 : manque de transparence, base juridique insuffisante pour certains traitements et conservation excessive de données de localisation.
Google répond avoir depuis largement modifié ses pratiques.
Mais la DPC lui demande encore de se mettre en conformité dans un délai de six mois.
Et surtout, le calendrier interroge.
Les premières plaintes remontent à novembre 2018.
L’enquête a été ouverte en février 2020.
La sanction tombe en septembre 2026.
Presque huit ans.
Le RGPD peut donc frapper fort.
Reste à savoir s’il peut aussi frapper assez vite.
Dans le numérique, huit ans, c’est presque une autre époque.
