Info mise à jour le samedi 12 septembre à 12H10
Un TER reliant Rouen à Caen a déraillé vendredi 11 septembre vers 19 h 45 à Cléon, en Seine-Maritime, avec 186 passagers à bord.

Le bilan communiqué dans la nuit fait état de 44 blessés, dont une jeune femme de 18 ans évacuée par hélicoptère au CHU de Rouen en urgence absolue.
Les 43 autres blessés ont été pris en charge en urgence relative.
La préfecture a déclenché le dispositif Orsec « nombreuses victimes » et les voyageurs indemnes ont été accueillis dans une salle municipale.
La police judiciaire de Rouen est chargée de l’enquête.
Les dépistages d’alcool et de stupéfiants réalisés sur le conducteur se sont révélés négatifs.
Selon Reuters, qui cite un porte-parole de la police, le train a heurté un objet non identifié avant de dérailler.
La question est désormais de déterminer précisément quel était cet obstacle et comment il s’est retrouvé sur la voie.

L’éventualité d’un dépôt volontaire doit être distinguée d’une conclusion démontrée mais il semble d’après les premiers éléments connus, qu’un rail très large, cinq mètres selon certains témoignages, ait été placé en travers la voie.
Ce fait, s’il venait à être confirmé, laisserait entendre que ce n’est pas un simple acte isolé. Il faudrait être plusieurs pour transporter cet objet.
Même si cette hypothèse était confirmée, elle ne suffirait pas à établir l’existence d’une action organisée, à identifier ses auteurs ou à leur attribuer un mobile.
Image venant de la page Normandie Météo de facebook
Ce qui est nouveau à 12H10
La piste de l’acte malveillant est privilégiée par les enquêteurs. L’AFP et franceinfo l’ont rapporté samedi matin, de sources policières et judiciaires. Un morceau de rail a été retrouvé sur les lieux du déraillement et l’hypothèse retenue à ce stade est qu’il a été déplacé puis posé sur la voie. Selon [nom du média], ce rail mesurerait environ cinq mètres, une longueur que les enquêteurs n’ont pas confirmée.
La police judiciaire de Rouen est chargée de l’enquête, ouverte par le parquet en recherche des causes de blessures graves. La procureure adjointe, Marie-Valérie Albert, a prévenu que les investigations seraient longues. La SNCF a diligenté une enquête interne et assuré qu’elle apporterait son concours en toute transparence. Samedi matin, les responsables de SNCF Réseau se sont réunis pour préparer les opérations de relevage du train, qui ne pourront intervenir que lorsque l’enquête le permettra.
Les éléments vérifiés ne permettent donc pas de qualifier les faits d’attentat ni de mettre en cause une organisation.
L’accident a provoqué vendredi soir l’interruption des liaisons Rouen-Caen et Caen-Le Havre, avec l’annonce de bus de substitution par la SNCF.
Mise à jour substantielle ce samedi 12 septembre à 16h
La police nationale confirme à l’Associated Press qu’un morceau de rail a été retrouvé sur la voie et qu’il est « probablement » lié au déraillement.
L’AFP rapporte désormais que la piste d’un acte malveillant est privilégiée, la présence de ce morceau de rail constituant l’hypothèse principale étudiée.
Cette piste reste une hypothèse d’enquête : le parquet demeure prudent et les investigations doivent encore déterminer si la présence de cet élément était accidentelle ou volontaire.
Aucun auteur, mobile, sabotage organisé, attentat ou lien avec une organisation syndicale n’est établi.
Le bilan demeure de 44 blessés parmi 186 passagers, et aucune nouvelle information officielle sur la reprise du trafic n’a été trouvée à cette heure.
Mise à jour à 20H de 12 septembre
La reprise du trafic sur la ligne Rouen-Caen est désormais annoncée pour dimanche 13 septembre à partir de 16 heures.
Cette prévision est communiquée par le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui invite les voyageurs à vérifier leur train avant le départ. Philippe Tabarot, 12 septembre
Jusqu’à cette heure, la circulation directe reste interrompue et des itinéraires de remplacement, notamment via Paris, sont proposés.
Cette reprise demeure prévisionnelle et dépend de l’avancement des opérations sur la voie.
