Close Menu
  • Radio
  • TV
  • Presse
  • Streaming & Cinéma
  • Com & Pub
  • IA
  • Audiences
  • SatMag les chroniques
  • A Propos
  • Contact
Facebook X (Twitter) Instagram
SatMag
  • Radio
  • TV
  • Presse
  • Streaming & Cinéma
  • Com & Pub
  • IA
  • Audiences
  • SatMag les chroniques
  • A Propos
  • Contact
Facebook X (Twitter) Instagram
SatMag
You are at:Home»Actualité»Israël : le boycott de Haaretz embarrasse désormais la police
Actualité

Israël : le boycott de Haaretz embarrasse désormais la police

Serge SurpinBy Serge Surpinaoût 22, 2026Aucun commentaire4 Mins Read
Facebook Twitter LinkedIn Tumblr Email Bluesky Threads
Israël : le boycott de Haaretz embarrasse désormais la police
Share
Facebook Twitter WhatsApp Email Bluesky LinkedIn Threads

En février dernier, la police israélienne avait cessé de s’abonner à Haaretz en expliquant que ses lecteurs réclamaient d’autres journaux. Six mois plus tard, le quotidien affirme que cette justification ne correspondait pas à la réalité. Derrière cette affaire apparemment secondaire se dessine un conflit beaucoup plus large : celui du boycott d’un média critique par plusieurs institutions de l’État, malgré l’opposition de la procureure générale.

Le 17 février 2026, Haaretz révélait que la police israélienne avait mis fin à tous ses abonnements au quotidien.

Israël : le boycott de Haaretz embarrasse désormais la police

À l’époque, la justification paraissait presque anodine : la décision aurait été prise « conformément aux demandes des lecteurs », autrement dit des policiers qui auraient préféré disposer d’autres journaux.

Six mois plus tard, cette explication revient embarrasser la police.

Dans un article publié ce 22 août, Haaretz affirme que la police reconnaît désormais que la raison avancée en février ne correspondait pas à la réalité. Le journal va plus loin dans son titre et estime qu’elle « admet avoir menti ».

Cette formulation doit toutefois être attribuée à Haaretz. En français, parler de mensonge suppose de pouvoir établir une volonté consciente de tromper. Ce qui peut être retenu à ce stade est plus précis : selon le quotidien, la justification donnée en février est désormais contredite par les éléments fournis par la police elle-même.

Mais l’affaire prend une tout autre dimension lorsqu’on la replace dans son contexte.

Depuis novembre 2024, le gouvernement israélien mène ouvertement une politique de boycott de Haaretz. Le cabinet avait alors approuvé à l’unanimité une proposition du ministre des Communications Shlomo Karhi demandant aux ministères, administrations et entreprises publiques de cesser leurs relations avec le journal.

Il ne s’agissait donc pas seulement d’arrêter quelques abonnements ou campagnes publicitaires. Les organismes dépendant de l’État étaient également invités à ne plus communiquer avec le quotidien.

Le gouvernement a d’ailleurs assumé le caractère politique de ce conflit. En janvier 2026, dans un mémoire adressé à la Haute Cour, il accusait Haaretz de « soutenir l’ennemi en temps de guerre ».

Une qualification particulièrement lourde lorsqu’elle émane de l’État contre un média israélien.

La procureure générale Gali Baharav-Miara a pourtant contesté cette politique. Le 28 janvier, elle a demandé à la Haute Cour d’annuler les mesures gouvernementales, estimant qu’elles étaient illégales et qu’elles menaçaient la liberté de la presse.

Cela n’a pas empêché plusieurs institutions de les appliquer.

La police a supprimé ses abonnements quelques semaines plus tard. L’armée israélienne a également cessé les siens. Début juin, le ministre de la Défense Israel Katz a même refusé de transmettre à la procureure générale les informations qu’elle réclamait sur l’application du boycott au sein de Tsahal.

La décision de la police apparaît donc sous un jour différent.

Si ses abonnements avaient simplement été supprimés parce que les policiers ne lisaient plus Haaretz, l’affaire serait presque anecdotique. Mais si cette justification était fausse, la question devient autrement plus politique : la police a-t-elle présenté comme une décision administrative ce qui relevait en réalité du boycott décidé par le gouvernement ?

C’est désormais le véritable enjeu.

À un peu plus de neuf semaines des élections législatives du 27 octobre, l’affaire touche aussi directement Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale et responsable politique de la police. Celui-ci entretient depuis longtemps un conflit ouvert avec Haaretz et avait notamment déclaré qu’un policier critiqué par le journal pouvait, à ses yeux, mériter une promotion.

Une plaisanterie peut-être. Mais dans ce contexte, la disparition des abonnements de la police l’est beaucoup moins.

La Haute Cour devra désormais trancher le fond du dossier : jusqu’où un gouvernement peut-il aller pour couper les relations de l’État avec un média en raison de sa ligne éditoriale ?

Quant à la police, une question plus simple demeure : si ce n’était pas vraiment la demande des lecteurs, pourquoi avoir affirmé que ça l’était ?

Lire l’article du Haaretz

À lire aussi sur SatMag : undefined

censure élections israéliennes 2026 Gali Baharav-Miara gouvernement Netanyahu Haaretz Haute Cour israélienne Itamar Ben-Gvir liberté de la presse médias police israélienne satmag serge surpin
Serge Surpin
  • Website

Related Posts

Bolloré et le gouvernement : la TVA comme hache de guerre

By Serge Surpinseptembre 18, 2026

La liberté de critiquer, sauf le groupe Bolloré

By Serge Surpinseptembre 18, 2026

Le bureau de la radio s’inquiète de voir de nouveaux secteurs publicitaires interdits

By Serge Surpinseptembre 18, 2026

France Télévisions face à 240 millions d’euros d’économies, FO appelle à la grève

By Serge Surpinseptembre 17, 2026
Add A Comment
Leave A Reply Cancel Reply

Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

Ne pas rater
Radio

Taxer les ondes ? L’Italie l’a fait mais la France n’est pas allée jusque-là

By Serge Surpinseptembre 22, 2026

En Italie, les radios locales réclament cinq années supplémentaires d’exonération pour ne pas payer l’utilisation des fréquences DAB+. Un système loin d’être unique : plusieurs pays font payer l’accès au spectre, parfois aussi pour la télévision. En France, les fréquences sont rares et attribuées par l’Arcom, mais leur usage n’est pas directement facturé.

90 ans plus tard, les radios découvrent enfin l’autoradio

septembre 22, 2026

Google et le RGPD : la sanction express en huit ans

septembre 22, 2026

Fusion Paramount Warner : Les promesses n’engagent que ceux qui les croient

septembre 22, 2026
Stay In Touch
  • Facebook
  • Twitter
  • Pinterest
  • Instagram
  • YouTube
  • Vimeo
Our Picks
Radio

Taxer les ondes ? L’Italie l’a fait mais la France n’est pas allée jusque-là

By Serge Surpinseptembre 22, 2026
Radio

90 ans plus tard, les radios découvrent enfin l’autoradio

By Serge Surpinseptembre 22, 2026
Régulation

Google et le RGPD : la sanction express en huit ans

By Serge Surpinseptembre 22, 2026

Revevez gratuitement la newsletter SatMag

Chaque semaine recevez une sélection d'informations

Ne pas rater
Radio

Taxer les ondes ? L’Italie l’a fait mais la France n’est pas allée jusque-là

By Serge Surpinseptembre 22, 2026

En Italie, les radios locales réclament cinq années supplémentaires d’exonération pour ne pas payer l’utilisation des fréquences DAB+. Un système loin d’être unique : plusieurs pays font payer l’accès au spectre, parfois aussi pour la télévision. En France, les fréquences sont rares et attribuées par l’Arcom, mais leur usage n’est pas directement facturé.

90 ans plus tard, les radios découvrent enfin l’autoradio

septembre 22, 2026

Google et le RGPD : la sanction express en huit ans

septembre 22, 2026

Fusion Paramount Warner : Les promesses n’engagent que ceux qui les croient

septembre 22, 2026
Demo
A propos de SatMag
A propos de SatMag

SatMag – L'actu de la communication
SatMag propose chaque jour des analyses, des décryptages et des informations sur la télévision, la radio, la presse, le streaming, la publicité et les médias numériques. Les articles et chroniques de Serge Surpin apportent un regard indépendant sur l'actualité des médias.

Contact : serge@surpin.com

Facebook X (Twitter) Bluesky LinkedIn
Les articles les plus lus

Taxer les ondes ? L’Italie l’a fait mais la France n’est pas allée jusque-là

septembre 22, 2026

90 ans plus tard, les radios découvrent enfin l’autoradio

septembre 22, 2026

Google et le RGPD : la sanction express en huit ans

septembre 22, 2026
Lettre d'information

Abonnez vous

Recevez les dernières infos

Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest TikTok
  • Accueil
  • Politique de confidentialité
  • Mentions légales
© 2026 SatMag Serge Surpin. Tous droits réservés.

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.