Google franchit une nouvelle étape dans l’exploitation des données satellitaires. L’entreprise ne lance pas un nouveau satellite, contrairement à ce que peuvent laisser penser certains titres, mais un système d’intelligence artificielle capable de fusionner des images provenant de multiples satellites, du radar, du LiDAR et d’autres sources géographiques.
Google mise sur un « satellite virtuel » pour observer la Terre
Baptisée Custom Satellite Embeddings, cette technologie crée une représentation très précise d’un territoire, y compris lorsque les images optiques sont perturbées par les nuages. Les mises à jour pourront intervenir jusqu’à tous les cinq jours selon les données disponibles, contre des fréquences souvent bien plus espacées jusqu’à présent.
Les applications sont nombreuses : suivi des cultures agricoles, surveillance de la déforestation, gestion des catastrophes naturelles, contrôle des infrastructures ou encore observation de l’expansion urbaine. Google destine pour l’instant ce service aux entreprises, aux organismes publics et aux chercheurs dans le cadre d’une phase de préversion.
Le point de vigilance de SatMag
Cette annonce illustre l’évolution rapide de l’observation de la Terre grâce à l’intelligence artificielle. En revanche, parler d’une observation « en quasi-direct » est excessif. Le système ne filme pas la planète en continu : il reconstitue une image de synthèse à partir de nombreuses données déjà disponibles. La différence est importante, tant sur le plan technique que dans la perception que le public peut avoir de ces nouvelles capacités.
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